Aujourd'hui, j'ai commencé mon 7 ème mois de grossesse (post-sleeve 19 mois) 

Pour bébé tout va bien, il grandi bien et est en pleine santé.

Là où il y a un hic, oui parce que je ne vis pas une grossesse toute rose, ça n'aurait pas était drôle sinon, c'est avec mon opération et mon poids surtout.

C'est juste l'enfer en ce moment, pas trop niveau physique mais surtout niveau moral, c'est franchement pas la joie. 

Lors de mes premiers-vous chez la sage femme mon poids était de 84 kg. Avant de tomber enceinte j'avais perdu du poids j'étais arrivé à 79kg et des poussière (merci le sport). Puis je suis tombé rapidement enceinte et là aussi j'ai encore perdu grâce ou à cause du début de grossesse j'étais descendu à presque 74 kg ce qui était vraiment pas mal car mon poids de croisière selon mon chirurgien doit être de 71kg, j'y étais presque ...

Et les nausées se sont calmées et j'ai retrouvé un appétit dit normal. Et puis encore après j'ai eu le droit à des fringales incontrôlables, mon estomac criait famine à longueur de journée. Au début ce n'était pas dans ma tête, j'avais de vraiment crampes comme quand on a très faim. Alors je mangeais peu mais toute la journée, et sans faire attention à ce que j'avalais, pain, chocolat, pomme, yaourt, gâteau apéro bref tout ce qui me tombait sous la main. 

Et sans revenues sans crier gare, elles sont revenues, mais pas seules, ils étaient là, eux aussi. 

Les mauvaises habitudes alimentaires, accompagnées des "petits" démons que j'avais chassé durant les 2 ans de préparation à ma sleeve. 

Tout le monde était de retour ...

J'ai mis plusieurs semaines avant d'avoir cet éléctro-choc. Les kilos ont bien eu le temps de revenir. Chaque jour je voyais ma balance qui devenait rouge de colère mais je ne la comprenais pas.

Et un soir L'Homme me fait une réflexion, sans méchanceté aucune, mais elle était là quand même !! "Tu grignotes beaucoup en ce moment, c'est la grossesse qui te fait ça ??" Oui ce soir là on était devant la télé, au lit, et j'avais avec moi un pain au raisin et des gaufres de liège ... 

Je vais t'épargner la honte que je ressens en écrivant ces mots sur mon ordi.

Cette phrase en tête à longueur de journée à mis du temps avant de me faire tilt ! Mais j'ai eu ce putain de déclic. Dans mon esprit des portes se sont refermer de suite en chassant quelques démons avec. Quand ce fameux déclic à eu lieux mon appétit est redevenue dit normal pour quelqu'un qui a eu une sleeve. Je mange moins, et surtout ça passe moins.

Je ne peux pas dire que je ne grignote plus du tout car ça serais mentir, mais il n'y a rien de comparable à il y a quelques semaines et ce n'est pas tous les jours. 

Ca va faire la 3 ème semaines que je consomme principalement des choses saines, mes repas sont de nouveau équilibrés. Fini les petits déjeuners avec 1/4 de baguette sans oublier le beurre et la confiture ou bien même encore les 7-8 biscottes, le café au lait avec en plus un sucre. Fini les petits gâteaux avec le café à 14h et celui de 16h. Fini les repas sans légumes et les doubles services sans parler des sauces qui accompagnées mes assiettes. 

Fini les conneries !

Le matin je prend maintenant un yaourt 0% et un café au lait sans sucre avec 2 galettes bio aux céréales ou riz ou maïs soufflés, parfois un peu plus tard une clémentine. Le midi de la salade verte avec un bout de fromage (pour les graisses et le produits laitier) avec soit du surimi ou 2 oeufs sur le plat, 1 galette bio, en dessert 1 voir 2 clémentines. 16h un café au lait sans sucre, si j'ai vraiment faim je prend 2 galettes. Et le soir comme le midi en général. 

Alors oui ce n'est pas des repas hyper bien équilibré ni même variés, mais en ce moment rien d'autres me fait envie ou ne passe. Donc je mange ce que j'arrive à manger. Ce qui m'a permis par la même occasion de perdre un peu plus de 3 kg.

Pour te décrire ce combat que je mène au quotidien je peux te parler sans hésitation et en toutes comparaisons d'un alcoolique ou d'un toxico qui sont en pleine lutte contre leur drogue. Moi ma drogue c'est la bouffe. J'avant j'avais le sport, mais je suis privé de celle-ci alors je la compense par une autre : la bouffe. Celle-là je la connais bien, mon corps y est habitué et malgré tous les mois sans c'est quand même encrer en moi, à vie on dirait bien !!

Alors je lutte tous les jours pour ne pas retomber dans les travers infernaux que j'ai vécu/connus il y a quelques années en arrière. Je lutte acharnement, parfois je tombe mais toujours je me relève et je le prend comme une victoire contre ma drogue la bouffe. Comme une junkie de la mal-bouffe je me cache, je nie, enfin j'essais car j'arrive encore aujourd'hui à vous en parler. A étaler mon problème peut être pour me sentir moins seule, pour que vous, vous vous sentiez moins seuls face à ce problème.