Cela va faire 6 semaines que ma P'tite_étoile est parmi nous !!

Retour en arrière...

Après avoir attendu 5 très longs jours en plus de ma DPA, j'ai été admise à la clinique pour un déclenchement, le lundi 15 Mai au matin.

Je devais être présente dans ma chambre pour 8h, les papiers avaient été fait la veille à la suite du contrôle fait avec une écho, un monito, un touché vaginal où la sage femme me dira que je suis à 3, pas d'autre décollement de membranes j'en ai déjà eu deux !!!

J'ai eu le temps de m'installer dans une chambre double, mais vu la taille de la clinique j'étais sûre que je n'aurais pas de voisine durant mon séjour (moins de 300 accouchements sur l'année).

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9h Anne-Lise, la super sage femme que j'avais déjà vu lors de mon contrôle le jour de ma DPA, vient nous chercher pour être installer dans la salle de naissance. 

9h30 je suis perfusé pour le déclenchement, je suis monitoré, et on parle un peu de mon projet naissance qui tombe à l'eau puisque je suis déclenché. J'aurais le droit de faire un peu de ballon si je le souhaite un peu plus tard. Mais pour le moment je suis installer sur la table d'accouchement en position semi-assise. Je n'ai aucune contraction. Comme tout va très bien j'en fais profiter celles et ceux qui me suivent sur instagram, ça me passe le temps parce que je sens que ça risque d'être un peu long.

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10h30 examen vaginal, je suis dilaté à 4-5, les contractions commencent doucement à être régulières mais elles ne sont pas douloureuses, je les sens mais c'est tout. J'ai le droit de me lever pour aller aux toilettes, la porte est en face de la salle où je me trouve. Je prend mon temps car de rester dans la même position depuis 1h j'ai les fesses engourdies et j'ai mal au dos.

On passe le temps comme on peut avoir L'Homme, on rigole, on fait même des pronostique sur l'heure de naissance de bébé, on se dit même que ça serait sympa si elle naissait pour 15h comme ça on pourrais en profiter le reste de la journée.

11h30 Anne-Lise revient pour voir si tout va bien et elle reste pas mal de temps avec nous (l'avantage d'être dans une toute petite maternité, on  a les sage femmes à notre "disposition" et rapidement) et on parle de tout et de rien. Je lui demande si une des gynécos qui bosse à la clinique ne viendrait pas par hasard du Lot (là où nous vivions avant de venir dans les Landes) et en effet c'est bien elle. Son nom m'a marquer car c'est elle qui m'a accouché de mon troisième enfant et qui avait fait le suivre de ma quatrième grossesse avant de déménager. Le temps passe plus vite avec la sage femme. Avant de partir elle nous dit qu'elle ne va pas tardé à me percer la poche des eaux pour essayer d'accelérer un peu plus le travail. Les contractions sont là, toutes les 5 min mais pas trop efficaces encore et pas douloureuses surtout ce qui veux dire que mon col ne bouge pas beaucoup pour ne pas dire qu'il ne bouge pas.

11h50 L'homme va manger, je lui avais prévu un petit pique-nique dans la chambre, il a même le luxe de faire une mini sieste à son retour avec moi.

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12h15 Elle revient pour pratiquer la rupture de la poche, entre deux contractions. Dans mon projet naissance je ne voulais pas qu'on y touche, je voulais qu'elle perce toute seule, je peux même vous dire que je rêvais d'accoucher d'un bébé coiffé. Malheureusement ça fait parti du protocole du déclenchement. 

12h20 l'eau coule lol j'ai l'impression de perdre des litres et des litres. Alors je demande environ combien j'ai perdu, et en fait c'est juste environ 500 ml. Le liquide est clair donc tout va bien. 

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13h00 je commence à sentir la différence au niveau des contractions, elles deviennent légèrement douloureuses. Mais tout est vraiment supportable. Il faut encore patienter mon col ne bouge pas, je suis toujours à 4-5 cm

14h10 Anne-Lise me propose de me mettre sur le coté pour que bébé s'engage un peu plus dans mon bassin.

14h20 je sens et j'entends un gros claque au niveau de mon col et la tête de bébé s'engager d'un coup. 

14h35 je regarde l'homme et je lui dis que les choses sérieuses ont commencer. Les contactions sont devenues très douloureuses et toutes les 2 min. A chacune d'elles je pleure de douleur.

14h45 Je demande à Chéri d'appeller la sage femme, je lui explique ce que j'ai ressenti, que les contractions sont durs à gérées et que je crois que je vais devoir demander la putain de péridurale. Je ne vais pas y arriver sans ...

Elle m'aide à bien respirer, c'est de plus en plus difficile d'ailleurs, je perds le contrôle plusieurs fois. Alors elle me demande de me remettre sur le dos pour un examen du col. Elle nous dit qu'elle sent les cheveux de bébé et que je suis à 6.

Les contractions sont beaucoup trop violentes, je craque rapidement et je demande qu'on me fasse vite vite vite la péridurale, je lui dis bien que j'ai beaucoup trop mal et que sans je ne vais y arriver. En attendant l'anéstésiste elle me propose de changer à nouveau de position mais je suis terrassé par la douleur je ne peux plus bouger je ne peux que rester sur le dos .

Mes cris s'intensifie, je sens en moi mon col qui s'ouvre comme un déchirement, le sens mon bébé descendre et l'envie de pousser commence rapidement à arriver elle aussi.

J'ai perdu toute notion du temps.

J'essaies de gérer les contractions avec des vibrations, Anne-Lise me fait faire un exercice dans le même genre, c'est de dire les dents serrées SSSSSSSSSSS. Je m'y essaies mais ça fonctionne beaucoup moins sur moi.

Je vois enfin l'anestésiste arriver, un dernier examen de la sage femme, et là le monde s'écroule sous mes pieds je suis à 8, les deux me regardent, et je comprends de suite qu'il est déjà trop tard pour pouvoir poser la péridurale. Il confirme à Anne Lise qu'il est trop tard. 

Je regarde tout le monde entre deux contractions je m'effondre en disant que je ne vais pas y arriver, que j'ai vraiment trop mal, que sans la péridurale je n'y arriverais jamais ...

On me propose alors le gaz, pour mon dernier accouchement ça m'avait vraiment beaucoup aider à gérer les contractions, mais cette fois-ci tout est différent le gaz n'a aucun effet sur moi. Je sens surtout que j'étouffe avec leur masque coller sur le nez.

Pousser des cris continue pendant les contractions m'aide beaucoup un moment, et puis c'est là.

J'hurle une première fois, une première pousser, j'attrape tant bien que mal une de mes jambes.

Mon gynéco arrive, on lui explique que je ne peut pas avoir la péridural car le travail se fait trop vite et je l'entend dire "on a pas fini de l'entre crier celle là", je ne le prend pas mal du tout je suis dans une autre bulle presque inconsciente de ce qu'il ce passe autour de moi, de qui se trouve autour de moi.

Mon gynéco me propose de l'hypnose, c'est tout nouveau dans le service, c'est même moi qui vais étrenner cette prestation et c'est une pédiatre qui la pratique.

Je ne sais pas l'heure qu'il est, mais ce calvaire me semble durer depuis des heures ...

Une femme essouffler arrive juste à côté de mon oreille et commence à me parler, je ne sais plus exactement ce qu'elle me dit. Mais le temps d'un instant je ne souffre plus, je sens encore mon bébé s'engager vers la sortie, une seconde poussée se fait sans hurlements, mais pas sans bruit lol, la femme continue à me parler, à m'emmener ailleurs dans les montagnes où l'air que je respire me semble réellement frais, soudain je fais une chute de cet endroit paisible, j'attrape ma seconde jambe, il faut que je pousse, mon bébé sort, je le sens, il est là. 

Je pousse le plus fort possible, dans mon esprit c'est pour que la douleur ne dur pas trop longtemps.

La tête sort dans un hurlement, puis je sens son bras et ses épaules. A ce moment plus rien ne me soulage il faut qu'elle sorte et tout de suite.

La sage femme me demande si je veux sortir moi même mon bébé, je lui répond que non je ne peux pas qu'il faut la sortir et tout de suite.

15h20 on pose ma fille, mon Elyora sur moi. Ça y est elle est née, dans la souffrance mais elle est enfin là. 

Elyora à la naissance

1h, le travail aura duré 1h,

1h de réelle souffrance, j'avais imaginé un accouchement dans la douleur, mais quand tu es déclenché, la douleur n'est vraiment pas la même, elle est beaucoup plus violente, beaucoup plus dure a gérer. Physiquement et moralement c'est très éprouvant.

Mais Elle est là !!! Enfin !!!

Mon accouchement est presque fini, il me reste la délivrance du placenta. 

Mais je raconterais la suite un peu plus tard.